Faire revivre la Cité antique
de Narbo Martius

En 2010, sous l’impulsion de Georges Frêche, président de la Région Languedoc-Roussillon et de Jacques Michaud, président de la Commission archéologique de Narbonne, la création d’un musée dédié à l’histoire romaine de Narbonne a été mise en chantier.

Narbo Via : un établissement,
trois sites

L’établissement public de coopération culturelle Narbo Via rassemble trois lieux, trois temporalités, trois histoires : le musée Narbo Via, les galeries souterraines de l’Horreum et le site-musée archéologique d’Amphoralis.

Le musée Narbo Via

Situé à l’entrée Est de la ville et le long du canal de la Robine, le musée Narbo Via démultiplie les expériences de visite, par le biais d’une programmation culturelle variée : visites-découvertes des 1000 œuvres et objets du parcours permanent, expositions temporaires, ateliers, projections de films, nocturnes festives, découvertes des coulisses et des réserves du musée, visite des chantiers de fouille sur le territoire… Ses jardins, avec ses événements et spectacles de plein-air, sa librairie-boutique et son restaurant parachèvent la vocation de ce lieu de vie ouvert sur la ville. Narbo Via est également un pôle de recherche archéologique. Il dispose à ce titre d’un atelier de restauration (céramiques, mosaïques, enduits peints, fragments lapidaires) et d’une salle d’étude pour les collections ainsi que pour le mobilier archéologique, et d’un auditorium de 200 places qui accueille des conférences et des colloques.

L’Horreum

L’Horreum, au cœur de la ville moderne, se compose de galeries souterraines construites au Ier siècle avant notre ère et situées à 5 mètres au-dessous du sol moderne. Elles devaient constituer les fondations d’un bâtiment, sans doute de type marché, dont la recherche n’a pas encore découvert tous les secrets (horreum signifiant « entrepôt » en latin). Edifié en surface, il se trouvait au sud du forum et en bordure du cardo (axe nord-sud) de la ville romaine de Narbo Martius. Les galeries de l’Horreum ont traversé les siècles moyennant divers remaniements et leur réutilisation partielle comme caves particulières. Signalées officiellement en 1838, les galeries ont été classées au titre des Monuments Historiques en 1961 puis aménagées et ouvertes au public en 1976. Avec les vestiges archéologiques du Clos de la Lombarde, l’Horreum est l’un des seuls monuments romains visible et visitable au centre de Narbonne.

Amphoralis

Amphoralis, situé à Sallèles-d’Aude, à une douzaine de kilomètres au nord de la capitale antique Narbo Martius, est un ancien atelier de production d’amphores gauloises, mis à jour dès 1976. Son musée surplombe les fouilles archéologiques d’une fabrique antique de poteries (Ier– IIIe siècle). Il permet de découvrir la vie quotidienne et l’activité de ces potiers qui produisaient en masse des amphores vinaires, mais aussi différents matériaux de construction (briques, tuiles) et de la vaisselle du quotidien. Dans le parc, un parcours extérieur mène aux restitutions de fours et d’une habitation gallo-romaine, construits à l’identique des vestiges retrouvés. Derrière l’habitation, le jardin des potiers présente plus de 160 espèces de plantes répertoriées par les agronomes latins. Les plantes y sont réparties en cinq usages différents : alimentaire, médicinal, condimentaire, ornemental et artisanal. Enfin, une promenade dans l’arboretum permet de découvrir des essences de bois utilisées à l’époque pour les cuissons et de comprendre la régénération d’une forêt. Centre d’expérimentation archéologique autant que lieu de découvertes et d’animations pour le public, Amphoralis est un site unique en Europe, entre patrimoine et environnement naturel préservé.