Nous venons d’apprendre la disparition de l’archéologue Max Guy. Il a été l’une des grandes figures de l’archéologie narbonnaise de la seconde moitié du XXe siècle, et a gardé une activité scientifique jusque dans les années 2010. Dès la fin des années 1940, il participa aux premières fouilles du site de l’âge du Bronze du Roc de Conilhac à Gruissan. En 1955, il reprit le dossier du port antique de Narbonne par la publication d’une synthèse de référence, passant ainsi le relai aux recherches dirigées par Corinne Sanchez dans le cadre du Programme Collectif de recherche sur les ports antiques de Narbonne. L’un de ses terrains d’innovation fut la photo-interprétation, commencée en 1955. Perché dans des avions, il couvrit de clichés les départements de l’Aude et de l’Hérault afin de mettre en évidence le parcellaire antique encore visible. Max Guy fut l’un des contributeurs de nombreuses publications scientifiques dont Narbonne et la Mer (1990) et la Carte archéologique de la Gaule consacrée à Narbonne et sa région (2001). Ses interventions le conduisirent au musée Narbo Via à l’occasion d’une table ronde intitulée « Archéologie en terre narbonnaise : figures, métiers, méthodes », en septembre 2022. Le centre de documentation du Musée conserve son fonds qu’il avait initialement donné à la médiathèque André-Malraux de Narbonne. Il comprend une partie de ses notes, de sa collection documentaire et surtout les boîtes contenant toutes les photographies aériennes du territoire.
